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La joaillerie, une histoire parisienne

by Alexandre Sasso |

    Chez l’Atelier Lavoisier, nous imaginons et ré-imaginons des bijoux qui vous ressemblent, en plein coeur de Paris, place Vendôme. Si nous sommes tant attachés à une fabrication Made in France et Made in Paris, c’est parce que l’histoire de la joillerie est intimement liée avec celle de la capitale française. Le savoir faire des artisans joailliers a traversé les âges et c’est ce même savoir-faire que nous mettons à la disposition de vos pièces d’exception. Permettez-nous de vous en apprendre plus sur l’histoire de la joaillerie à Paris.

 

Le Made in France, tendance montante des dernières années

 

A l’heure actuelle, le Made in France est l’une des tendances phares en matière de consommation responsable. Fer de lance de la plupart des marques qui le brandissent parfois à tout va, il convient de ne pas oublier que si le Made in France séduit autant, c’est parce qu’il est synonyme de qualité et de proximité. Il s’agit de retrouver à travers un produit, l’essence du savoir-faire ancestral des artisans français. En matière de joaillerie, le Made in France est également prôné par la plupart des maisons, notamment parisiennes. La joaillerie à Paris, c’est en quelques sortes une histoire d’amour qui date.

 

Quand et comment se développe l’art de la joaillerie en France ?

 

L’histoire de la joaillerie française débute sans aucun doute au 17ème siècle, avec le développement des échanges avec l’Inde et l’Asie. La gemme, dont le rôle est central en joaillerie, se commercialise alors beaucoup plus et devient l’objet de toutes les convoitises, notamment sur le marché parisien. Avec l’apparition des gemmes et leur multiplication se développe également la manière de les travailler, de les assembler. Cela prend du temps, mais la France s’est révélée maître en la matière !

 

Et si Paris est considérée comme l’un des berceaux de la joaillerie, c’est parce qu’au 17ème siècle, l’art de la joaillerie a rapidement trouvé sa place à la Cour du Roi Louis XIV (puis Louis XV et enfin Louis XVI). L’attrait de la gemme et de sa mise en valeur s’est ensuite rapidement propagé via le biais de voyages à l’échelle internationale. Les créations des joailliers parisiens attirent l’oeil et suscitent l’imagination. Elles deviennent de plus en plus recherchées, devenant un must-have dans les hautes sphères. Paris rayonne et devient capitale européenne de la joaillerie, un statut qu’elle porte avec elle encore aujourd’hui.

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Quelques mots d’Histoire sur la place Vendôme…

Saviez-vous que la place Vendôme à Paris est considérée encore aujourd’hui comme la première place de joaillerie et de luxe à l’échelle mondiale ? C’est en 1893 que le premier grand joaillier choisit de s’y installer, conférant à l’endroit une atmosphère toute particulière, emprunte à la fois de luxe et d’authenticité, une dualité qui caractérise encore aujourd’hui le milieu de la joaillerie.

 

Anciennement Place des Conquêtes, la place Vendôme a été initialement conçue en 1699 par l’architecte de renom Jules Hardouin Mansart. Si l’histoire de la place Vendôme est bien sûr plus large que la joaillerie et le luxe, ces dimensions lui sont toutefois plus que jamais associées.

 

Joaillerie du 17ème siècle et renouveaux esthétiques

 

Au coeur des techniques des artisans joailliers, on trouve toujours le respect de la matière, une matière qu’il faut prendre le temps d’apprivoiser. Et au 17ème siècle avec l’étude des gemmes, le travail des joailliers adopte un tournant un peu différent. Cette époque voit par exemple l’émergence de la taille en facettes, une technique venant détrôner la très plébiscitée taille cabochon.


Pour mieux comprendre, la taille cabochon est un travail de gemme polie. La partie inférieure de la pierre est lisse, sa partie supérieure arrondie, ceci notamment pour sublimer les couleurs de la pierre. La taille facette quant à elle, s’impose en sublimant de façon différente la matière. La gemme est brillante, son éclat et ses nuances apparaissent plus clairement. Certains artisans joailliers proches de la couronne inventent même la taille Mazarin (du nom de Jules Mazarin), ou l’art de tailler un diamant sur pas moins de 32 facettes différentes.

 

A l’époque, plusieurs gemmes s’imposent en quelques mois sur le marché parisien : il s’agira bien évidemment du diamant, mais également du corail et des perles.

 

La joaillerie du 18ème siècle en France

 

Là où le 18ème siècle se distingue du précédent, c’est en matière de typologie de gemmes. Le bien connu et très plébiscité diamant laisse la place aux autres pierres précieuses et semi-précieuses. Parmi celles-ci, les rubis, émeraudes, saphirs notamment, qui sont alors fréquemment associées à des pierres plus fines comme l’améthyste, par exemple.

 

Au 18ème siècle à Paris, l’art de la joaillerie est en tous points centré sur la gemme : les montures se veulent de plus en plus fines, ceci pour mettre en valeur d’autant plus le précieux qu’elles supportent. En cela, les créations joaillières ont souvent l’air visuellement plus chargées. Elles conservent pourtant un niveau de détail parmi les plus poussés.

 

Notons qu’au 18ème siècle, les gemmes sont utilisées à titre d’ornements non pas seulement sur des bijoux traditionnels mais également sur des accessoires de mode pour hommes et pour femmes, tels que les ceintures ou encore les montres de poche.

 

Les courants de la joaillerie parisienne au 19ème et au 20ème siècle

 

L’art de la joaillerie (comme celui de la bijouterie traditionnelle) voit ses codes évoluer à travers le temps au même titre que les divers courants artistiques. Évolution subtile ou affirmée, le fait est que le 19ème siècle ne fait pas exception. Il marque l’émergence de créations aux inspirations florales et animales notamment, avant de voir l’émergence d’un type encore différent de bijoux précieux “art déco”, en fin de siècle. A cette époque, les codes traditionnels de la joaillerie sont quelque peu mis de côté. Les montures intègrent des métaux moins précieux : métal, émail… Les formes cubiques et géométriques sont quant à elles à l’honneur.

 

Historiquement, le milieu de la joaillerie paraît difficile à appréhender. A l’heure actuelle, celui-ci conserve tout son attrait mais se démocratise. Les pièces joaillières d’exception traversent les âges et peuvent désormais être upcyclées pour retrouver une seconde jeunesse. Les nouvelles créations quant à elles se voient plus abordables mais tout autant percutantes. L’art de la joaillerie continuera sans aucun doute d’évoluer et de s’enrichir. Paris quant à elle, restera pour toujours le berceau historique de la joaillerie.